SPACEFORCE: Champs de force affectifs dans l’espace urbain

 

Le projet SPACEFORCE cherche à comprendre comment les états affectifs sous-jacents guident le comportement des gens en contexte urbain.

Il s’agit d’un projet FRAL Franco-Allemand en Sciences Humaines et Sociales financé à la fois par l’ANR (Agence Nationale de la Recherche) et la DFG (Deutsche Forschungsgemeinschaft) sur la période 2021-2024.

 

 Photo by Morgane Le Breton on Unsplash 

 

Le projet

Qu’est-ce qui rend certains endroits d’une ville attractifs?

Cette question porte à la fois des intérêts scientifiques et politiques, compte tenu des défis actuels auxquels sont confrontées de nombreuses grandes villes: une augmentation de la population et des loyers ainsi qu’une ségrégation sociale accrue entre les quartiers les plus et les moins attractifs de la ville.

Ces questions ont été largement étudiées dans des disciplines telles que l’architecture, l’urbanisme et l’économie.

Ici, nous proposons d’aborder cette questions à travers l’angle des mécanismes psychologiques sociaux plus profonds qui conduisent à l’émergence de représentations collectives de l’attractivité urbaine (appelées ici sens affectif du lieu), mécanismes que nous supposons sous-tendre les décisions humaines concernant la localisation résidentielle, les modes de transport, les activités de loisirs, etc.

À cette fin, nous proposons de combiner l’expertise du premier PI français étudiant le jugement affectif en contexte spatial, à l’aide d’une approche expérimentale, avec l’expertise du PI allemand étudiant les dynamiques affectives de la communication humaine à l’aide d’une approche de modélisation computationnelle.

Nous visons à développer et valider une théorie mathématiquement formalisée de la façon dont les processus affectifs régissent les perceptions, les décisions et les comportements dans l’espace urbain.

En capitalisant sur les grandes traditions théoriques de la psychologie sociale et de la sociologie (théorie des champs, théorie de la cohérence, constructivisme social, affect control theory…), nous proposons que les processus de création de sens personnels et collectifs génèrent des champs de force affectifs, qui à leur tour contraignent le comportement humain en context urbain.

Nous allons créer un modèle computationel que nous nommerons ACT-space (pour affect control theory of urban space) qui permettra de réaliser des prédictions précises sur la façon dont les humains perçoivent affectivement les environnements urbains et se comportent dans ceux-ci.

Nous utiliserons ensuite une technologie innovante de réalité virtuelle (VR), dans laquelle le participant français possède une vaste expertise, pour rechercher la validation écologique du modèle ACT-Space

 

Consortium

  Christophe Blaison (PI), Université Paris Cité, France – Maître de Conférences HDR.
(contact : christophe.blaison@u-paris.fr)

 

  Tobias Schröder (PI), Université de Postdam, Allemagne – Professeur
(contact : schroeder@fh-potsdam.de)

 

  Théodore Alexopoulos (Participant), Université de Bordeaux, France – Professeur
(contact : theodore.alexopoulos@u-bordeaux.fr )

 

  Luc Vieira, Université Paris Cité, France – Post-doctorant
(contact : lucvieira@protonmail.com)

 

  Diego Dametto, Université de Postdam, Allemagne – Doctorant
(contact : diego.dametto@fh-potsdam.de)

 

Universities and associated laboratories

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