Contrats de recherche – Partenariats

Contrats de recherche


Projet de recherche ANR – SATIS « Stimuli Affectifs et Traitement de l’Information ». (2011-2015)
Alexopoulos, T. (2011-2015 ; 48 mois). Programme « Blanc SHS » (ANR 10 BLAN 1905 01). Responsable : François Ric (Université de Bordeaux). Partenaires : LPM, Université Paris Descartes (T. Alexopoulos) ; Laboratoire Interuniversitaire de Psychologie, Université de Grenoble (D. Muller). Montant LPM : 58 363 euros.

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Des travaux récents indiquent que la simple présence de stimuli affectifs (des stimuli possédant une connotation affective non ambigüe) dans notre environnement influence de manière importante nos jugements (e.g., Chartrand, van Baaren & Bargh, 2006; Murphy & Zajonc, 1993; Niedenthal, 1990; Ric, 2004), la manière dont nous traitons l’information (e.g., Ruys & Stapel, 2008a; Soldat & Sinclair, 2001), ainsi que notre comportement (Alexopoulos & Ric, 2007; Winkielman, Berridge, & Wilbarger, 2005). Cette influence survient même en l’absence d’impact de ces stimuli affectifs sur notre état affectif conscient (e.g., Ric, 2004; Soldat & Sinclair, 2001; Winkielman et al., 2005). es positions théoriques ont été développées pour rendre compte de ces effets (Murphy & Zajonc, 1993; Ric, 2004; Ruys & Stapel, 2008) mais peu de recherches empiriques ont été conduites pour explorer les processus qui sous-tendent ces effets. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre comment les stimuli affectifs influencent notre ressenti affectif, la manière dont nous traitons l’information, formons des jugements et nous comportons dans des situations sociales. Plus précisément, ce programme de recherche porte sur les réactions affectives et comportementales de base à ces stimuli et explore le rôle respectif de deux modérateurs potentiels des effets stimuli affectifs: la durée d’exposition et l’orientation de l’attention. Les effets des stimuli affectifs sont testés au travers d’une étude corrélationnelle et de 10 études expérimentales.

Le programme de recherche est structuré en quatre étapes principales. Dans un premier temps, nous proposons de réaliser un pré-test afin de sélectionner les stimuli affectifs qui seront utilisés dans les études suivantes. Ce pré-test sera conduit conjointement dans les trois institutions impliquées dans ce projet. Dans une seconde phase, nous centrerons notre attention sur les modérateurs des effets des stimuli affectifs. La Tâche 2 portera sur la durée d’exposition aux stimuli affectifs et à ses effets sur le traitement de l’information. Ces travaux sont motivés par le fait que les études précédentes utilisent des temps de présentation dont le choix ne paraît pas toujours justifié (e.g., Ruys & Stapel, 2008)et par l’idée que le premier niveau de discrimination d’un stimuli pourrait être l’approche / l’évitement (Zajonc, 1980). Dans la Tâche 3, nous centrerons notre attention sur un second modérateur des effets des stimuli affectifs sur le traitement de l’information, à savoir l’orientation de l’attention induite par les stimuli. Nous pensons qu’un des facteurs qui sous-tend ces effets est le type de stimuli utilisé. Certains chercheurs ont utilisé des traits de personnalité (e.g. borné, honnête; Ruys & Stapel, 2008) alors que d’autres ont utilisé des substantifs (Chartrand et al., 2006; Ric, 2004). Ce facteur pourrait avoir de l’importance si l’on considère que les premiers pourraient orienter l’attention vers soi et les seconds vers l’environnement. En conséquence, cela pourrait avoir une influence sur le système activé (affectif vs. comportemental) par une exposition non consciente à des stimuli affectifs.

La tâche 4 sera dédiée au développement d’un paradigme permettant de mesurer de manière fiable les réactions d’approche et d’évitement provoquées par un stimulus. Ce dernier volet portera sur les processus qui sous-tendent les effets des stimuli affectifs non conscients. Nous nous intéresserons aux processus de bas niveaux qui entrent en jeu suite à de telles expositions. Comme nous l’avons déjà mentionné, ces processus incluent le ressenti affectif et les tendances comportementales. Dans cette dernière étape, nous comparerons les effets de différentes durées d’exposition afin de capter la dynamique du traitement des stimuli affectifs au niveau comportemental et affectif. Notre objectif consistera à établir un modèle du décours temporel de ces composantes dans le traitement des stimuli affectifs.

 

Projet de recherche ANR – GENIM « Maintien des inégalités de genre: processus psychologiques et sociaux légitimateurs. ». (2012-2015)
Bonnot, V. & Krauth-Gruber, S. (2012-2015).  Programme « Métamorphoses des sociétés. Inégalité – Inégalités » (ANR 11 INEG 002 02). Responsable : Delphine Martinot (LAPSCO, Université Blaise Pascal – Clermont-Ferrand). Partenaires : LPM, Université Paris Descartes (V. Bonnot & S. Krauth-Gruber), Laboratoire de Psychologie Sociale et Cognitive, Université Blaise Pascal (M. Court, C. Darnon, M. Désert, D. Martinot & S. Redersdorff), Laboratoire de Psychologie Sociale, Université de Lausanne, Suisse (F. Butera & B. Dompnier). Montant LPM : 28 138 euros.

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Pourquoi la meilleure réussite scolaire des filles ne se traduit-elle pas par une meilleure représentation des femmes dans les disciplines universitaires et les carrières socialement prestigieuses ?
L’objectif central est de participer à la compréhension d’un paradoxe contemporain sur les inégalités entre les hommes et les femmes. Alors que les filles réussissent mieux scolairement que les garçons depuis une trentaine d’années déjà, les femmes continuent d’être sous-représentées dans les disciplines universitaires et les carrières socialement prestigieuses.

Vers une meilleure compréhension des processus psychologiques et sociaux qui contribuent aux inégalités de genre
L’enjeu de ce programme de recherche est de permettre une meilleure compréhension des processus psychologiques et sociaux qui contribuent au maintien des femmes dans une position dominée comparativement à celles des hommes, en dépit des nombreuses améliorations de la condition des femmes dans la société française. Ainsi, nous examinons comment l’influence des stéréotypes et des idéologies légitimatrices s’articulent. Dans ce but, quatre objectifs principaux structurent nos études et constituent nos quatre axes de recherche. Dans l’axe de recherche 1, nous identifions les principaux stéréotypes de genre qui stigmatisent l’incompétence des filles et des garçons selon les domaines scolaires, pour montrer ensuite que ces stéréotypes créent leur propre réalité en conduisant les filles et les garçons à réussir moins bien lorsque ces stéréotypes d’incompétence s’appliquent. Dans l’axe de recherche 2, nous étudions comment les femmes finissent par internaliser leur infériorité et les stéréotypes la justifiant en examinant la façon dont les idéologies légitimatrices influencent leur compétence perçue, leurs souvenirs autobiographiques, et leur performance dans les domaines stéréotypés. Dans l’axe de recherche 3, notre objectif est de montrer que les inégalités entre les hommes et les femmes s’enracinent en partie dans la fonction de sélection des institutions éducatives. Dans le quatrième et dernier axe de recherche, l’objectif est de montrer que l’idéologie méritocratique, en tant qu’idéologie prototypique de la justification du système social, a des conséquences sur les jugements portés sur les femmes qui dénoncent le sexisme.

Recherches expérimentales et corrélationnelles sur les processus légitimateurs des inégalités de genre
Nos recherches sont constituées d’expériences menées soit sur le terrain, soit en laboratoire, afin d’établir des liens de cause à effet entre les facteurs étudiés, mais aussi d’études corrélationnelles, menées sur le terrain principalement, pour mettre en évidence des liens entre les facteurs étudiés. De nombreuses précautions éthiques sont prises et le consentement éclairé des participants à nos études, tout comme celui de leurs parents lorsqu’ils sont mineurs, est systématiquement requis. De plus, l’accord officiel de l’inspection académique pour entreprendre les études auprès d’élèves est toujours sollicité.
Le projet se décompose en quatre tâches correspondant aux quatre axes de recherche. La Tâche 1 est centrée sur la connaissance des stéréotypes de genre concernant les capacités scolaires et leurs conséquences. Elle comprend trois études corrélationnelles et trois recherches expérimentales. La Tâche 2 s’intéresse à l’internalisation des stéréotypes de genre en tant qu’outils de légitimation des inégalités de genre, et à la façon dont cette légitimation contraint le soi et les performances. Elle inclut une étude corrélationnelle et quatre recherches expérimentales. La Tâche 3 composée de trois études corrélationnelles et de quatre recherches expérimentales a pour objet les enjeux de sélection, d’éducation et la réussite des filles et des garçons dans le système éducatif. La Tâche 4, basée sur une étude corrélationnelle et quatre recherches expérimentales porte sur l’idéologie méritocratique et le jugement porté sur les femmes dénonçant le sexisme.

 

Projet de recherche ANR – EMCO « Fiction dans l’émotion » (2012-2015)
Sanitioso, R. Bo (2012-2015) : Participation dans une équipe partenaire au Projet « Fiction dans l¹émotion », ANR EMCO, (Coordinateur : J. Pelletier, coordinatrice : P. Piolino). Partenaires : IJN Institut Jean-Nicod, LPNCog Laboratoire de Psychologie et Neuropsychologie Cognitives.

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 Les fictions, qu’elles impliquent des images, romans, pièces de théâtre ou films, suscitent de riches expériences émotionnelles auprès d’un large public. Depuis près de quarante ans, les philosophes de l’esthétique se confrontent au «paradoxe de la fiction», qui concerne les conditions de notre implication émotionnelle avec des personnages et événements de fiction. Quelle est la nature de la joie ou de la tristesse quand elle n’est pas liée à une personne ou à un événement réel? FICTION s’inscrit dans ce débat avec le projet de comprendre la nature de nos réponses émotionnelles ainsi que leur relation avec l’arrière-plan cognitif.

Des éléments empiriques attestent que l’engagement dans la fiction est associé à un désengagement ou inhibition du système épisodique au niveau des structures limbiques comme l’hippocampe, un système à la base des expériences épisodiques (la mémoire d’événements personnels ou la projection de soi-même dans le futur), au bénéfice d’autres régions cérébrales impliquées dans des processus sémantiques comme les régions fronto-temporales. En outre, le système épisodique est un composant essentiel des réponses émotionnelles concernant des personnes et événements réels. Sur cette base, notre hypothèse principale, qui doit être évaluée à la fois aux niveaux conceptuel et empirique, est que les réponses émotionnelles liées à des scènes fictionnelles identifiées comme telles relèvent de ce que nous appelons les «émotions sémantiques», une espèce d’émotions à distinguer des émotions de la vie réelle. Selon nous, les «émotions sémantiques» sont des expériences émotionnelles désengageant le système épisodique et centralement modulées par des circuits sémantiques (d’où notre terminologie). Nous faisons l’hypothèse que des «émotions sémantiques» sont déclenchées par des scènes fictionnelles reconnues comme telles.

Au niveau conceptuel, FICTION va contribuer à la fois à la philosophie générale de l’esprit et à l’esthétique. Tout d’abord, FICTION se focalisera sur la thèse selon laquelle les «émotions sémantiques» constituent une espèce naturelle psychologique. FICTION évaluera l’hypothèse que, bien que les «émotions sémantiques» soient caractérisées, au niveau infra-personnel, par un désengagement ou une inhibition du système épisodique, ce sont des expériences uniques au niveau personnel. En second lieu, les conséquences de cette thèse en esthétique philosophique seront explorées, en établissant un pont entre les débats sur le rôle du soi dans l’interaction avec les fictions et sur la nature des réponses émotionnelles à la fiction.

Au niveau empirique, FICTION élaborera des protocoles en psychologie expérimentale et en neurosciences pour comprendre les processus à la base des réponses émotionnelles liées aux scènes fictionnelles et aux scènes analogues non-fictionnelles, ainsi que le rôle de la prise de conscience de la nature fictionnelle ou non des scènes dans ces processus. En exploitant les possibilités de SenseCam, un appareil photographique portable digital, FICTION va recréer en laboratoire les conditions d’encodage émotionnel. FICTION exposera des sujets portant SenseCam à des clips de scènes fictionnelles ou non, de valences émotionnelles variées. FICTION étudiera l’impact du contenu fictionnel sur le processus émotionnel et les corrélats neuronaux des “émotions sémantiques” en menant une étude en IRMf afin de mesurer les réseaux cérébraux activés en réponse aux images encodées et rediffusées.

FICTION est le premier projet scientifique à mettre en avant et à opérationnaliser l’hypothèse des “émotions sémantiques”, et à concevoir comme « sémantiques » au moins certaines des émotions suscitées dans des contextes fictionnels. FICTION a des implications à grande échelle car son hypothèse concerne de vastes populations qui, au contact des fictions, apprécient d’être plongées dans des « états sémantiques » émotionnels variés sans payer le prix épisodique neural associé aux états analogues non-fictionnels.

 

Projet de recherche : Recherche-action GEVA volet psychologique (2013-2015)
Caillaud, S.
(2013-2015). Participation recherche -action GEVA volet psychologique, dans le cadre programme Horizon 2015. Co-responsables scientifiques : S. Caillaud (LPS, Paris Descartes) et V. Haas (GRePS, Université Lumière Lyon 2). Responsables du projet : R. Voyazopoulos (APPEA) et L. Vannetzel (APPEA). Financement : Caisse Nationale de Solidarité pour l’autonomie (CNSA)

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La loi du 11 février 2005 a métamorphosé le panorama médico-social/sanitaire français et modifié les habitudes professionnelles et les rapports interdisciplinaires. Ces évolutions sans précédent conduisent à des adaptations importantes tant en termes de savoirs pour les besoins des individus concernés que de savoir-faire en matière de pratiques professionnelles. Dans ce contexte, la Direction Générale de la Cohésion sociale (Ministère chargé des personnes handicapées) a créé le Guide d’EVAluation des besoins de compensations des personnes handicapées (GEVA – mai 2008), outil central pour l’approche unifiée, globale et cohérente des besoins et des ressources de la personne. Le GEVA comporte plusieurs volets complémentaires (familial & social, scolaire, médical, psychologique, …) qui exposent les différentes dimensions de la situation de la personne, mettent en évidence ses besoins et souhaits, dans le but de construire avec elle et l’ensemble des partenaires concernés par les soins, les aides, les adaptations, les compensations ou les accompagnements, un projet individualisé cohérent. Dans le cadre de ce projet, il s’agit de proposer des préconisations sur l’utilisation du volet psychologique du GEVA (volet 5) afin qu’il puisse devenir un outil de dialogue pour les psychologues de l’enfance et de l’adolescence, les équipes pluridisciplinaires des MDPH et les partenaires de santé ou du médico-social. En phase avec les actualités sociales, épistémologiques, cliniques et participatives, le projet associe l’essentiel des partenaires, des responsables et des usagers concernés. La recherche sur le terrain se fera à partir de situations concrètes, menées notamment sur la base de focus groups au sein des MDPH, d’entretiens semi-directifs avec des psychologues en lien avec ces structures et d’analyses de comptes-rendus psychologiques.

 

 

 Diffusion de la recherche


 Interview pour l’Observatoire des Inégalités, propos recueillis par Nina Schmidt, publié le 06 février 2015 à l’adresse : http://www.inegalites.fr/spip.php?page=analyse&id_article=2044&id_rubrique=116&id_mot=27&id_groupe=15

Interview pour le site « Chercheurs d’actu » ; propos recueillis par Olivier Monod, publié le 22 novembre 2013 à l’adresse http://www.lexpress.fr/education/arretons-de-dire-aux-filles-qu-elles-sont-nulles-en-maths_1301572.html

Bonnot, V. (2010). « Je ne suis pas si nul(le) finalement !» Quelques déterminants sociaux de la réussite et de l’estime de soi des élèves. Conseiller d’Education – Revue de la vie scolaire, 175, 15-17.

Bonnot, V. (2009). De l’importance d’une prise en compte du contexte dans le parcours scolaire. Conférence invitée à la réunion annuelle des Inspecteurs Pédagogiques de Mathématiques, Forges-les-Eaux (18 mars).

Bonnot, V. (2009). « Je ne suis pas si nul(le) finalement ». De quelques déterminants sociaux de l’estime de soi des élèves et des stratégies pour la renforcer. Conférence invitée à la Journée Académique en Education. CRDP de Haute Normandie, Rouen (18 novembre).

Drozda-Senkowska, E. (2011). La culture du mépris et la relation du service. Journée organisée par l’Académie du Service dans le cadre « Talents de demain », Paris (3 novembre)

Drozda-Senkowska, E. (2010). Envie de l’uniforme et ses paradoxes. Journée de réflexion sur l’image de l’uniforme organisé par les entrepreneurs du textile. Paris (septembre)

Drozda-Senkowska, E. (2008). Pourquoi nous faisons ce que nous faisons ? Journée de réflexion organisée par GOR-TEX France, Paris (mars).

Drozda-Senkowska, E., & Ric, F (2008). Agir et décider collectivement en situation d’exception : une étude de cas. Forum du CESD, Ecole Militaire, Paris (janvier)

Elongbil Ewane, E. & Caillaud, S. (2008). La société civile, perspectives allemandes et françaises, Vingtième siècle. Revue d’histoire, 99, 235-236.

Feertchak, H. (2008). Des valeurs féminines dans le travail ? Séminaire du réseau parité des organismes de recherche, Mission pour la Parité dans l’enseignement supérieur et la recherche (28 mars)

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